Je crois au moment. S'il n'y a pas le moment, à ce moment-là, il faut arriver à ce moment-là, au moment qu'on veut.

Jean-Claude Van Damme

Caricature de Jean-Claude Van Damme (Simon Léturgie).

Dans Spoon & White - Tome 3 - "Niaq Micmac" (Léturgie Père et fils, et Yann, Vents d'Ouest) Simon Léturgie (le fils) croque Jean-Claude Van Damme et lui donne le rôle sur mesure d'un belge venu aux States pour tourner des films d'action, qui en attendant pour survivre vend des frites à Chinatown.
(L'image est tirée de la page 31 case 4).

 

Jean-Claude Van Damme (1960) est un acteur belge. Né dans la banlieue bruxelloise, adolescent timide et peu sûr de lui, il se tourne vers le karaté dès l'âge de onze ans sous la pression de son père. Il quitte l'école à seize ans pour se consacrer aux arts martiaux et au culturisme. A l'âge de dix-sept ans, il effectue des stages de perfectionnement et devient ceinture noire un an plus tard. Contrairement à ce que l'on peut parfois lire, il n'a jamais gagné le moindre titre en karaté. Il ouvre au début des années 80 un centre de fitness à Bruxelles, mais ne se satisfait pas de sa situation.

En 1982, avec deux mille dollars en poche et sans savoir parler anglais, il part à Los Angeles à la conquête d'Hollywood. Inconnu, il doit repartir de zéro et enchaîne les petits boulots. Il fini par faire de plusieurs apparitions dans des films tels que Rue barbare et Monaco Forever en 1984. Il revêt même la panoplie du Predator avant d'être remplacé par l'imposant Kevin Peter Hall. C'est durant ce passage à Los Angeles qu'il impressionne le producteur Menahem Golan en lui montrant son jeu de jambes, et est engagé pour jouer le méchant russe de Karaté tiger; puis, en 1988, il connaît le succès en combattant dans l'arène de Blood sport, tous les coups sont permis. Sa carrière lancée, il enchaîne les films d'arts martiaux comme Kickboxer, Cyborg, Full contact, Double impact...

Surnommé -The Muscles from Brussels-, il réalise son american dream et devient une star mondiale. En 1992, il tourne sa première grosse production, Universal soldier, sous la direction de Roland Emmerich. Désireux de varier son jeu tout en restant dans le registre de l'action, il tente une amourette avec Rosanna Arquette pour les besoins de Cavale sans issue en 1993.

Jean-Claude Van Damme devient un tremplin pour des réalisateurs hong-kongais désireux de faire carrière aux Etats-Unis comme John Woo avec Chasse à l'homme en 1993, Ringo Lam avec Risque maximum en 1996 et Tsui Hark avec Double team et Piège à Hong Kong en 1998. Les studios Universal et le cinéaste Peter Hyams s'intéressent également à lui en lui confiant des rôles de justicier dans le futuriste Timecop en 1994 et Mort subite l'année suivante.

Mais les action heroes ne font plus recette et Jean-Claude Van Damme se décide en 1996 à retourner à ses premières amours, le film de combat pur, avec Le Grand tournoi, mais c'est un échec, tout comme le Légionnaire en 1998.

Après s'être plus ou moins remis de sa dépendance à la cocaïne, le comédien tente de renouer avec le succès en abordant le thème du clonage dans Replicant en 2001 mais il fait davantage parler de lui en tenant des propos souvent incohérents sur les plateaux de télévision. Il s'égare souvent dans des films destinés uniquement au circuit vidéo mais retrouve également le chemin des salles obscures avec le polar L'Empreinte de la mort en 2004. Jouant sur son image un peu kitsch, il s'offre également quelques apparitions surprises dans des productions françaises comme Narco. En 2007, on le retrouve dans son propre rôle dans la comédie saluée par le critique, JCVD, mis en scène par Mabrouk el Mechri, qui voit le comédien pris en otage dans un bureau de poste lors d'une visite en Belgique.

Une vache, ça te bouffe trois hectares, moi, avec trois hectares, je te fais deux mille kilos de riz... avec trois hectares, je te nourris Avignon, tu vois...

Jean-Claude Van Damme

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